LES MOTS DES LIVRES . 01

J’ai lu La faim blanche, d’Aki Ollikainen, publié chez La Peuplade. J’en ai conservé quelques mots. Je les ai inscrits sur une photo, c’est tellement à la mode. Je préfère toutefois la poésie des auteurs de talent aux citations de motivation qui remplissent un de mes tableaux Pinterest. Ben oui, #coupable …


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Bref, j’aime les mots sur des photos, alors il y en aura par ici.

Ce roman d’Aki Ollikainen est brutal comme la pauvreté, sans ornement comme la faim, froid comme l’hiver de la Finlande. C’est en même temps très poétique et sensible. On y suit entre autres Marja et ses deux enfants, qui abandonnent leur maison où la mort est assurée, un foyer où l’on cuisine du pain d’écorce car plus personne n’a de farine, pour, peut-être, arriver à St-Pétersbourg et survivre. On est témoin de la grande famine de 1867, lorsqu’elle frappe la Finlande et s’y éternise. C’est austère, c’est dur comme la glace et c’est rempli de l’amour d’une puissance discrète qu’éprouve Marja pour ses enfants. Peu de bonté subsiste lorsque la mort rode et que la nourriture manque. Pourtant, il en reste un peu dans le coeur de certains. C’est le seul moyen de respirer un peu, de croire encore à de petites étincelles d’humanité.

Aki Ollikainen, journaliste et photographe, a été récompensé par plusieurs prix littéraires dans son pays et fut sélectionné par le Man Booker Prize au Royaume-Uni. Un choix parfait pour la collection du Fictions du Nord de la Peuplade. Disons que cette maison d’édition sélectionne ses publications avec finesse.

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